La violence est difficile à apprécier de façon impartiale. La différence entre une approche objective et le « ressenti » est telle que différents points de vue peuvent sembler irréconciliables. Plus problématique encore : la violence des uns peut constituer un soulagement et un espoir pour les autres. Dans ces conditions, on ne voit pas bien comment on pourrait soutenir que le monde dans son ensemble est de moins en moins violent. On remarque à ce propos que, même si le but de la civilisation est en principe de nous délivrer progressivement de la barbarie, il n'est pas certain qu'elle y parvienne. Le monde d'aujourd'hui est porteur de menaces redoutables. Des guerres perdurent, qui tuent de plus en plus systématiquement des civils. Des enfants continuent de mourir de faim. Des crises sanitaires prennent un tour inédit. Chaque jour des femmes continuent de tomber sous les coups de leurs conjoints. Et que penser de l'écocide qui est en train de mettre en péril le monde vivant dans son ensemble ? Dans un tel contexte, avons-nous encore des raisons d'espérer ? Et si oui, lesquelles ?
Sujets :Philosophie · Société · Violence
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| Année | Éditeur | ISBN | Pages | Ville | Occasion | Notice | |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 2020 | Éditions du Retour-David Moscovici éditeur | 978-2-491852-02-3 | 162 | [Paris] | AbeBooks · Momox |
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