Et si on cessait d'opposer fin du mois et fin du monde ? Pour en avoir le cœur net, Damien Deville s'est rendu dans l'un de ces territoires de la France périurbaine, précaire et délaissée, et a mené l'enquête. Alès, capitale des Cévennes, fut longtemps le pays des hommes du charbon (les mineurs), des hommes du feu (la chaudronnerie) et des femmes du fil (le textile). Aujourd'hui, les industries ont fermé. Quoi pour les remplacer ? Peut-être une piste intéressante se trouve-t-elle du côté des jardins potagers. Là, pour les anciennes populations ouvrières, se vit une façon de retour à la terre. Là, chacun plante, bêche?; tout le monde échange outils, semences et savoir-faire. Si bien qu'à la motivation économique, forcément première, viennent se mêler des préoccupations d'ordre social, écologique ou paysager… Cernant les contours d'une écologie de la précarité, l'auteur souligne comment de simples lopins de terre deviennent d'authentiques lieux d'émancipation. Partant, il ébauche le modèle ce que pourrait être la société si elle était jardinière.
Sujets :Jardins en milieu urbain · Jardins potagers · Société
Lieu :Alès (Gard, France)
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| Année | Éditeur | ISBN | Pages | Ville | Occasion | Notice | |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 2023 | Éd. le Pommier | 978-2-7465-2389-0 | 164 | Paris | AbeBooks · Momox |
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