Quand il débarque à Paris en 1941 pour rejoindre les surréalistes, Christian Dotremont n'a que dix-neuf ans. Il n'est pas encore le peintre célèbre pour ses logogrammes, créateur de la revue Strates et fondateur du mouvement Cobra dont l'inuence ira au-delà de toutes les frontières, mais il porte en lui sa création. Il y rencontre la poétesse Régine Raufast: de cette liaison de près de deux ans germe une correspondance rare et sulfureuse. Les lettres à sa première muse sont ici réunies: sous le vernis de l'adolescent amoureux gronde l'orage poétique et théorique du jeune artiste. Ce “grand feu noir” illumine son âme et, dans l'éloge romantique, brûle en poèmes, réexions et traits d'esprit. C'est dans cette mystérieuse effervescence que se trace les prémices de l'œuvre que l'on sait désormais fondamentale. La correspondance est précédée du poème La reine des murs écrit en 1942 et dont les lithographies de Pierre Alechinsky, reproduites ici, accompagneront la publication vingt ans plus tard. Postface de Stéphane Massonet.
Genre :Correspondance
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| Année | Éditeur | ISBN | Pages | Ville | Occasion | Notice | |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 2022 | Fata Morgana | 978-2-37792-117-1 | 79 | [Saint-Clément-de-Rivière] | AbeBooks · Momox |
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