Grégoire Eloy rencontre Marc-Emmanuel Bervillé
"Le projet artistique traite de l'utopie, de l'idée de la vie en forêt, comme si, par exemple, il était question de revivre l'expérience de Thoreau. À partir d'une parcelle de forêt nue, construire une cabane, y vivre. La photographie vient consigner l'expérience et la prolonger. Une fois réalisée, la cabane devient aussi un lieu de résidence et un laboratoire qui permettent de produire des images d'un autre registre, lié au paysage, à son empreinte sur le papier argentique. La partie artistique est donc indissociable de la construction, l'une nourrit l'autre:l'expérience vécue sur la parcelle justifie la production de photographies et vice-versa, la production de photographies appelle l'expérience – comme un auteur qui multiplierait les expériences de vie pour nourrir son récit autobiographique… [...] Il a fallu attendre que la nuit tombe, rentrer dans la forêt à la lumière de la frontale, la passer au rouge pour manipuler le papier photosensible. On se sent très vite très vulnérable, on se sent épié, par manque de repères et d'habitude probablement, ou c'est la peur du noir tout simplement. G. E.
Genre :Entretiens
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| Année | Éditeur | ISBN | Pages | Ville | Occasion | Notice | |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 2022 | Impr. Filigranes | 978-2-35046-577-7, 978-2-9581621-5-3 | 50 | Landebaëron. - Perche-en-Nocé | AbeBooks · Momox |
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