La poésie de Jean-Luc Aribaud est une liturgie. C'est une messe sauvage, un chant pour derniers matins du monde. On y entre comme dans un temple, enfoui dans une forêt, avec un esprit de sacré et le sentiment de marcher sur des tombes. On y déambule dans des vestiges de roches, d'herbes rampantes et de ronces, on y célèbre à l'autel d'une rude beauté une animalité farouche, tandis qu'un mystère primitif, aussi familier qu'inconnu, affleure en toute chose.
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