La Moustache cachée dans la barbe est le premier et ultime numéro d'un magazine où l'on trouvera des textes sur le perfectionnement de la cafetière au XIXe siècle, un entretien de Clifford Geertz sur les films de Margaret Mead, des critiques littéraires ou quelques réflexions sur le langage quotidien des français. Cette publication adopte la forme des revues que l'on feuillette dans les bars et les salles d'attente, mais se présente aussi comme une suite de textes anonymes édités par Thomas Boutoux, et comme l'excroissance fictive des expositions récentes de l'artiste Francisco Tropa à la Galerie Jocelyn Wolff (Paris), et au Grand Café Centre d'art contemporain (Saint-Nazaire). Ses sculptures, sérigraphies, machines optiques et d'énigmatiques éléments mobiliers y reconstruisent l'espace d'un café, dans ses dimensions physiques et comme lieu producteur de récits. Les oeuvres issues de l'exposition s'intègrent à la revue dans des séquences visuelles et textuelles autonomes, qui tentent de donner l'image d'un monde possible à partir de l'oeuvre de l'artiste.
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