Pour Mouhamed Dioury, la mondialisation, qu'il définit comme l'éclatement de la contrainte territoriale, a tout envahi. Elle représente une véritable machine à broyer les sociétés et à introduire la modernité partout. Continuer de caresser l'espoir de la voir un jour disparaître serait tout simplement l'expression d'une obstination idéologique non seulement anachronique, mais également condamnée par toutes les mutations politiques, économiques, sociales et culturelles que nous sommes en train de vivre. Il n'y a aucune raison cependant de conclure, à partir de ce qui arrive aujourd'hui avec la mondialisation, que l'histoire est jouée d'avance, qu'elle est jouée une fois pour toutes. La perspective de libération humaine est encore ouverte devant nous. Mais personne ne peut plus échapper à la modernité, de laquelle doit partir, comme d'un acquis historique tangible et irréversible, toute stratégie tendant à réformer efficacement la mondialisation. C'est dans cette perspective d'ouverture que chaque peuple doit s'engager avec ses propres réalités historiques, ses atouts et ses faiblesses, au rythme que lui dictent ses possibilités, mais aussi à l'allure sans cesse accélérée à laquelle s'effectue la marche du monde.
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| Année | Éditeur | ISBN | Pages | Ville | Occasion | Notice | |
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| 2017 | les Éd. du Net | 978-2-312-05413-1 | — | St ouen | AbeBooks · Momox |
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