Un jeune lapin apprend fortuitement l'existence de la maman de la maman de son papa et obtient d'aller la voir, malgré les réticences de ses parents que l'on devine inquiets à l'idée de confronter leur enfant à son arrière-grand-mère si âgée et diminuée. La curiosité et le pragmatisme de l'enfant feront de cette journée, dont il aura su profiter à sa façon, un succès. Quand, un jour, Papa raccroche le téléphone, dit « c'est fini » et pleure, l'enfant commente «Je n'arrive pas à être aussi triste que Papa, c'est normal, c'était pas la maman de ma maman ». Le jour de l'enterrement il est à l'école, absorbé par ses activités, mais un souvenir s'est inscrit. « Je suis à l'école, je repense au film chez Bonnemaman. C'était bien. ». Le récit met en évidence le décalage entre l'univers des adultes et celui de l'enfant : langage, sentiments, réactions des uns et des autres, relèvent d'une observation très fine ; l'image offre un contrepoint dynamique et sensible, décor du quotidien, gestes et expressions complétant le texte avec, là aussi, beaucoup de malice et de tendresse. Dans la simplicité et le non-dit, une leçon de vie rare.
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| Année | Éditeur | ISBN | Pages | Ville | Occasion | Notice | |
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| 2016 | les Fourmis rouges | 978-2-36902-055-4 | — | [Montreuil] | AbeBooks · Momox |
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