Le livre de Louise Dupre´ s'ouvre sur un fait qui pourrait parai^tre banal s'il n'e´tait suivi d'une re´flexion existentielle : une femme qui fait euthanasier son chat prend soudain conscience de sa capacite´ a` tuer. La main hante´e par ce geste, elle sent remonter en elle la cruaute´ a` l'œuvre dans le monde : viols, meurtres, bombardements, barbarie, indiffe´rence a` la souffrance d'autrui... Une terrible question l'habite : comment affronter le mal qui est en nous sans sombrer dans le pessimisme ou le de´sespoir ? Avec des mots simples et une infinie pre´venance, l'auteure creuse le noir pour y trouver une lumie`re. Elle de´fie la de´tresse pour y fonder l'empathie. Et l'on ressort de ce livre avec une conscience accrue des liens qui unissent liberte´ et responsabilite´ dans ce fragile miracle du vivant. Des mots de poe`te que je pense ne´cessaires a` notre temps.
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| Année | Éditeur | ISBN | Pages | Ville | Occasion | Notice | |
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| 2018 | Éditions Bruno Doucey | 978-2-36229-178-4 | 113 | Paris | AbeBooks · Momox · |
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