Les survivants des camps nazis, dans leur grande majorité, n'ont été ni lus ni écoutés à l'époque de leur retour. Or de la centaine de récits de témoignage parus en France et en Italie au sortir de la Seconde Guerre mondiale, ceux que l'on connaît aujourd'hui se comptent probablement sur les doigts d'une main. Cet ouvrage nous replonge dans la période de l'immédiat après-guerre pour redonner une voix à ces rescapés qui ont écrit leurs souvenirs à chaud sous le coup d'une irrépressible pulsion de témoigner. Allant au-delà d'une simple constatation de l'indicible apparenté trop souvent à l'« impossibilité de dire », l'on découvre ainsi une multiplicité remarquable de techniques linguistiques et littéraires mises en œuvre par les survivants pour transmettre une part de leur vécu concentrationnaire à leurs lecteurs. Il s'agit d'une étude essentielle sur les divers moyens d'expression d'une expérience de l'extrême, alors que nous entrons, au XXIe siècle, dans une nouvelle ère de bouleversements politiques. avec le soutien de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah, du Département des littératures de langue française de l'université de Montréal et de la Chaire de recherche du Canada en musique et politique
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| Année | Éditeur | ISBN | Pages | Ville | Occasion | Notice | |
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| 2022 | Presses universitaires de Rennes | 978-2-7535-8293-4 | 301 | Rennes | AbeBooks · Momox |
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