Le poète est comme Janus aux deux visages, dieu romain des commencements et des fins, des transitions et des passages. Côté pile, il aurait une tendance impudique à se livrer ; côté face, il resterait caché derrière les mots. Les textes de ce recueil n échappent pas à pareil tiraillement. Poèmes lyriques ou anti-lyriques ? Autoportraits fantaisistes ou fantaisie de l auto-dissimulation ? Difficile de trancher. Heureusement la hache est de sable, et c est en douceur que les mots tranchent dans le vif. Ce que tente ici Olivier Cousin : une poésie pour fixer l éphémère et le transitoire, une poésie pour trouver sa place et tenir ferme dans le bel aujourd hui, une poésie du questionnement et de l incertitude. Seule certitude, on n enfile pas les mots sur les émotions comme on enfile des perles.
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| Année | Éditeur | ISBN | Pages | Ville | Occasion | Notice | |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 2015 | la Part commune | 978-2-84418-300-2 | 126 | Rennes | AbeBooks · Momox |
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