Contrairement à un lieu commun qui a longtemps prévalu, les Grecs des cités ne passaient pas leur temps à faire la guerre. Parce qu'elle met en jeu le sort de chaque individu et l'existence de la collectivité, la guerre n'est jamais une évidence.Les Grecs n'aimaient pas la guerre, mais ils avaient appris à s'y préparer, au sein de leurs assemblées, dans leur organisation sociale, par des choix concernant l'éducation, dans l'analyse historique et la réflexion philosophique. Sans cesse, les sociétés grecques soumettent la guerre à discussion et remettent en cause son prétendu caractère naturel. La guerre est une construction sociale, reposant sur des valeurs communes et délimitée par un cadre anthropologique. Elle comporte aussi une part d'ombre concernant les formes d'exercice de la violence, toujours organisée à défaut d'être supportable.À travers un ensemble de dossiers classiques et de questions nouvelles ou peu abordées, ce livre renouvelle le regard d'ensemble porté sur la guerre appréhendée comme phénomène culturel.
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