Nous sommes en 1974 à Brest, rue Vauban : un repaire de furieux délirants et parmi ceux-ci le jeune ci-devant : Daniel Malbranque, natif de Recouvrance, en rupture d'Université (Diogène philosophait bien dans un tonneau), Latude échappé des latitudes, fou de littérature et de sa rature, en quelque sorte petit poucet gravissant le Mont Analogue, en tête un seul credo : aller voir ailleurs. La potion de Timothy Leary lui fut souvent magique et la poésie, son adjuvant, source de dévoiement. En quelques pages il retrace ici ce parcours chaotique, buissonnier, truffé de personnages truculents ou pitoyables et se pose cette question : La poésie ? Pourquoi parler de cette marâtre qui dévoya son âme ? Sans doute parce que le paletot du trouvère est plein de poussières aujourd'hui et qu'il faut en secouer l‘idéal avant le départ pour un autre grand voyage. A l'occasion il se souvient des vers de ce vieux poète, Moniot de Paris (XIIIème siècle), qui, se retournant sur son chemin, disait Lonc tens ai mon tens usé / Et a folie musé.
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| Année | Éditeur | ISBN | Pages | Ville | Occasion | Notice | |
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| 2020 | Éditions Germes de Barbarie | 978-2-491271-07-7 | 285 | Le Fleix | AbeBooks · Momox |
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