« Je vais où me portent mes phrases. » Richard Millet achève la longue quête vers l'origine dans laquelle il s'est lancé le jour où il commença d'écrire la première ligne de son oeuvre si décisive aujourd'hui. Cette autobiographie de ses vingt premières années, que ne couvrent ni son Journal ni son oeuvre romanesque, n'est pas un livre de confessions, quoiqu'il arrache « les vieux masques », y compris celui de l'homme « qui pose, inévitablement, en écrivant » et se situe dans l'exacte ligne de saint Augustin - mais c'est une quête pour découvrir « l'origine de ma sensualité ». Cette sensualité excessive, vécue presque comme une damnation, l'écrivain la rattache à un manque initial d'amour et à une sorte d'envoûtement paternels, qui auraient produit ce qu'il appelle sa « maladie ». La forteresse intérieure construite et consolidée pas à pas l'en protège mais elle en est aussi le produit - tout comme ce grand livre enfin écrit, « la baleine blanche de mon entreprise littéraire ».
Genre :Autobiographie
Recherche préremplie — titre et auteur, toutes éditions confondues — chez 8 marchands d’occasion et sites de petites annonces.
| Année | Éditeur | ISBN | Pages | Ville | Occasion | Notice | |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 2022 | les Provinciales | 978-2-912833-72-3 | 299 | [Saint-Victor-de-Morestel] | AbeBooks · Momox |
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