Thérèse Enriquez Alvarado de Cardenas, laïque mariée, 1450-1529, servante de Dieu
De noble ascendance, le roi Alphonse XI le Justicier est son ancêtre, Thérèse Enriquez Alvarado de Cardenas (1450-1529) considère plus noble encore de mener à la cour puis dans le monde, après le décès de son époux le grand commandeur Gutierre de Cardenas, une vie chrétienne irréprochable et pauvre, à l'image du séraphique François d'Assise, et de venir en aide, à la mesure de ses moyens qui sont immenses, à tous les nécessiteux quelle que soit l'origine de leurs maux : la pauvreté, la maladie, la famine, la délinquance, l'ignorance, surtout spirituelle, la captivité en terre musulmane, les conséquences de la guerre. C'est dans un culte extraordinaire au Très-Saint-Sacrement de l'autel qu'elle puise cet amour de Dieu et du prochain qui la pousse sans relâche à réaliser d'innombrables œuvres de miséricorde tant spirituelle que matérielle. Rien ne lui paraît trop beau non plus pour développer ce culte et l'embellir, par la fondation de confréries et de monastères, l'entretien des tabernacles dans les églises pauvres, au point de se voir qualifiée par le pape Jules II de « La Folle du Saint-Sacrement ». De nos jours encore, les nombreux monastère des conceptionistes gardent pieusement le souvenir de cette grande bienfaitrice de leur ordre naissant. Celui de Torrijos, dans la province de Tolède, s'honore de posséder sa précieuse dépouille mortelle qu'une humilité héroïque avait réussi à cacher pendant des siècles aux yeux du monde.
Genre :Biographie
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