Dans son introduction, l'auteur nous présente la tradition du conte africain et sa transmission : les veillées, des véritables moments de détente et de partage intergénérationnel, où l'auditoire installé en demi-cercle, répondait en ch0153ur aux paroles rituelles d'ouverture de la séance du conteur, patriarche ou matriarche... Néanmoins ces dix récits semblent relever davantage de la nouvelle ou de l'écriture théâtrale (par l'abondance de dialogues) que de la tradition orale. S'ils illustrent des leçons de sagesse (on ne scie pas la branche sur laquelle on est assis, un bienfait ne se perd jamais, c'est dans l'adversité qu'on reconnaît ses amis, etc.) et qu'ils sont introduits par les formules rituelles de l'oralité, ces éléments semblent plaqués sur les textes... Plus courtes (6 pages) ou plus longues (36), avec des personnages animaux (mouches, souris, fourmis) ou humains, ces histoires se situent chez les Baya, les Peuls, les Banen et surtout, les Ewondo - des mots dans leurs langues correspondantes émaillent les récits. Certains souffrent de longueurs (comme « La querelle du couple » qui fait 30 pages). Nous avons apprécié « Bouttchou, le wandé qui parlait » mettant en scène une jeune fille et un âne martyrisés par leur entourage.
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