Lou Grava a bon biais, une grande carrière de raseteur s'offre à lui. Mais il a trop la fé di biou, la passion des taureaux, pour les voir maltraités ou ridiculisés. « Il faut dire qu'ancien temps on leur en faisait voir aux taureaux ! Tu en avais toujours pour leur donner des coups de ginguelle (tige souple), de calos (bâton), pour leur balancer des caillaous (cailloux) ! » Sa révolte le met en marge de son village… Cette histoire interpelle aussi sur la notion de tradition. Conserver telles quelles les pratiques de l'époque reviendrait à trouver normal que l'on frappe les taureaux, qu'on leur jette des pierres. Le texte est écrit dans un parler méridional typique des années 1950, celles où l'histoire est racontée. Ce parler est issu de la francisation du ‘patois' des anciens, en fait de la langue d'Oc, qu'on l'appelle occitan ou provençal. Ces mots demeurent vivants dans le milieu de la bouvine et plus généralement chez les gens du Midi parce qu'ils sont riches d'un fort contenu affectif, donc impossibles à traduire en français. Un récit cascailleur pour adultes et enfants, enchanté par les illustrations étranges et poétiques de Frédéric Cartier-Lange.
Recherche préremplie — titre et auteur, toutes éditions confondues — chez 8 marchands d’occasion et sites de petites annonces.
Beaucoup d’éditions sont épuisées — soyez prévenu par email quand une offre d’occasion réapparaît, au prix qui vous convient.
Votre adresse sert uniquement à vous prévenir pour ce livre : une confirmation vous sera demandée par email, et chaque message contient un lien de désinscription en un clic. Aucune revente, aucune lettre d’information.
| BNF → |