Résumé éditeur
PAUL NIZAN (1905-1940). Fils de Pierre Nizan (1864-1930), ingénieur à la Compagnie du Chemin de fer de Paris à Orléans, et de Clémentine Métour (1873-1951). Nizan fréquente le Lycée Henri-IV à partir de l'hiver 1917 et de sa 5e. Il y rencontre Jean-Paul Sartre, avec lequel il se liera d'amitié plus tard, en 1920, en classe de 1ère. Après son Baccalauréat de Philosophie-Grec en 1922, il intègre la classe préparatoire du Lycée Louis-Le-Grand, avec Sartre. Ils entrent tous les deux à l'Ecole Normale Supérieure en 1924. En 1923, il publie ses premiers textes, dans « La Revue sans titre ». Entre le mois d ́octobre 1926 et avril 1927, il fait un séjour à Aden (Yémen) en tant que précepteur du fils d'un négociant anglais d'origine française Antonin Besse. Il adhère au Parti Communiste fin 1927 et en février 1929 il participe au premier numéro de « La Revue Marxiste ». À cause du retard occasionné par le séjour à Aden, il sera de la promotion de 1929 à l'Ecole Normale Supérieure, et obtiendra alors l'Agrégation de Philosophie, cette année où Sartre fut premier et Simone de Beauvoir deuxième. Le 15 mai 1930, il signe sa première critique littéraire dans la revue « Europe ». Ensuite il collabore à « Bifur », en 1930-1931. Il publie en 1931 son premier ouvrage, le pamphlet « Aden Arabie » aux éditions Rieder. Celui-ci connaît un succès critique qui le fait connaître dans le monde intellectuel français. En 1938, « La Conspiration », son troisième roman (Gallimard), lui vaut le Prix Interallié. En 1939, il publie « Chronique de septembre » (Gallimard), essai journalistique sur la crise de Munich. Mobilisé, il démissionne du Parti Communiste le 21 septembre 1939 suite à la signature du pacte germano-soviétique. Il est tué durant l'offensive allemande contre Dunkerque, le 23 mai 1940. Entre 1946 et 47, Nizan est accusé d'avoir trahi le PCF. Plusieurs écrivains, parmi eux Sartre, se portent à sa défense.