Le récit de l'expulsion collective des Marocains d'Algérie en 1975 est exposé sous la forme d'un conte-poème original qui relate la douleur d'une catastrophe historico-politique et ouvre le débat, sans rancune ni tabou, sur cette tragédie humaine du vingtième siècle finissant. Le devoir de mémoire est irrécusable. Il est vital à l'apaisement des souffrances individuelles, familiales, collectives et à la réconciliation. Dans cette « Présente absence de la Nakba » (pour reprendre l'expression de Mahmoud Darwich), les Marocains expulsés d'Algérie jeûneront avec les oiseaux migrateurs. Ils planteront l'arbre résilient et rédempteur, au cœur des détroits et des sables pacifiques. C'est là, dans les jardins de la douleur apaisée, de la justice revendiquée et retrouvée qu'ils cultiveront, pour les générations futures, la paix de l'âme et des frontières qui n'empêcheront, jamais, les enfants de se tendre la main.
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