de saint Thomas d'Aquin à saint Jean-Paul II
Le péché originel trouble la nature humaine en la désordonnant. Néanmoins, le désordre ne détruit ni la capacité intellectuelle encore apte à découvrir un certain nombre de vérités et à recevoir un enseignement, ni la volonté encore capable de liberté morale et d'activité vertueuse. Ce sont là les racines naturelles qui permettent la greffe de la grâce et donc le salut, par un processus de réordination. Méditer sur le péché originel est indispensable pour obtenir une vraie compréhension de la nature humaine. C'est ce que propose ici le père Margelidon. Avec l'aide de saint Thomas et du magistère de saint Jean-Paul II, il parvient à en donner une analyse équilibrée et véridique. La transmission du péché originel accompagne celle de la nature désormais blessée par la génération. Mais ce ne sont ni les passions, ni le désir, ni même le plaisir de l'acte génésique qui sont peccamineux. Au contraire, saint Thomas explique pourquoi dans l'état d'innocence, ils étaient plus intenses. Ceci contre les tendances gnostiques, néo-platonisantes, ou celles d'un augustinisme déséquilibré. Ce qui est peccamineux est l'ardeur désordonnée du désir. En analysant l'état adamique avant la faute, nous comprenons ce en quoi consiste la restauration par la grâce du salut qui permet à l'homme d'atteindre l'intimité de la vie trinitaire.
Sujets :Anthropologie théologique · Péché originel · Éden · Église catholique
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