Voyage d'écriture et de pensée, La Chute de la Maison Tripier nous invite à découvrir des personnages et des lieux mystérieux : des personnages en constante mutation hantés par les ombres de leurs doubles, des lieux aussi flottants et pleins de reflets que les eaux de Venise. C'est justement dans cette ville que s'élève la maison forte du Grand Canal, tanière d'artistes mondains et de dictateurs planétaires, que se multiplient les machines et les animaux-machines, surveillés par l'œil économico-technique des caméras et des écrans ordinateurs. Face à cette prolifération de la vidéosurveillance désirée, du désir machinalement administré, se dresse un personnage : Jeanne J. Tripier. Ce personnage réel, cette dentellière qui ne cessa jamais d'écrire ni de peindre durant son enfermement asilaire (1934-1944), désignée parfois comme l'Artaud féminin, devient dans ce récit une étoile porteuse de prédictions. Une étoile qui met en garde contre les faux discours et les nouvelles formes de domination : le contrôle des vies par les multiples et omniprésents écrans, le contrôle de l'existence par l'inévitable développement de la “connexion permanente”. Une étoile qui, malgré tout, continue de créer sans commerce ni pause en quête d'une pensée vivante.
Recherche préremplie — titre et auteur, toutes éditions confondues — chez 8 marchands d’occasion et sites de petites annonces.
Beaucoup d’éditions sont épuisées — soyez prévenu par email quand une offre d’occasion réapparaît, au prix qui vous convient.
Votre adresse sert uniquement à vous prévenir pour ce livre : une confirmation vous sera demandée par email, et chaque message contient un lien de désinscription en un clic. Aucune revente, aucune lettre d’information.
| BNF → |