Malgré l'intégration de la Chine à l'OMC fin 2001, notre déficit commercial avec ce pays a continué de se détériorer pour atteindre 27,2 Md€ en 2019 contre 5,7 Md€ en 2000. Il est ainsi depuis 2008 le déficit bilatéral le plus élevé de la France. Sa croissance, vigoureuse pendant la décennie 2000-2010, a ralenti nettement entre 2011 et 2019. Le dynamisme des importations deux fois supérieur à celui des exportations entre 2000 et 2019 explique cette croissance. Si le textile-habillement-cuir-chaussures est resté la catégorie de produits la plus importée de Chine, la nature économique et technologique des produits provenant de ce pays s'est transformée. En effet, poussé par la vigueur de la demande en téléphones et en équipements de communication, le niveau technologique des importations originaires de Chine s'est accru. La part des biens d'investissement a augmenté entre 2000 et 2019 pour les mêmes raisons. À l'inverse, la part des biens de consommation a diminué sur la période. Portée par la forte compétitivité de l'aéronautique européenne, la part des biens de haute technologie dans nos exportations vers la Chine a crû entre 2000 et 2019 au détriment de ceux moins avancés technologiquement. Outre les produits de haute technologie, les ventes de produits haut de gamme (textile, boissons, parfums et cosmétique) ont également contribué à la hausse des exportations françaises vers la Chine, mais dans une moindre mesure que ceux de haute technologie.
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