Qu'est-ce qui pousse un homme marié, père de famille, à entretenir deux ou trois femmes, parfois en parallèle, au nez et à la barbe de son épouse légale ? Prisonnier des membres de sa famille élargie, cet homme est dans une fuite. La mauvaise interprétation de la solidarité africaine le pousse à fuir son foyer et à créer un « territoire privé », appelé « bureau », avec accès limité à quelques personnes uniquement, contrairement à son foyer devenu un bien public. Il chercherait à récupérer le standing de vie qu'il semble avoir perdu dans sa propre maison. C'est donc une analyse de la polygamie urbaine, baptisée « bureaugamie », terme provenant du bureau et utilisé par l'époux comme alibi pour justifier ses multiples rentrées tardives à la maison : « Ma chérie, j'étais encore au bureau en train de travailler », prétend-il, pendant qu'il sort tout droit « des bras d'une autre femme », de son premier, de son deuxième, de son troisième bureau… Cette relation n'est reconnue ni par le législateur ni par les membres de la famille. Qui du « bureau » ou de l'homme « bureaugamique » gagne ? Qui perd ? Cette problématique serait portée par une sorte de contrat « implicite » social (solidarité africaine), dont les termes devraient nécessairement devenir explicites.
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| Année | Éditeur | ISBN | Pages | Ville | Occasion | Notice | |
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| 2020 | les Éditions Sydney Laurent | 979-10-326-3235-2 | 187 | Paris | AbeBooks · Momox |
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