Parler de «haine du bruit» est-il déplacé quand on n'a connu ni ouragan ni bombardement ? Se dire irrité par un transistor voire par un sèche-cheveux dont les ondes traversent le plafond, n'est-ce pas se complaire dans l'exagération ? Le ronflement d'un moteur qui interrompt la concentration peut-il raisonnablement être considéré comme une agression ? Serait-il concevable de se présenter devant un médecin pour lui avouer que les musiques d'ambiance et les télévisions dans les cafés sont la cause de maux persistants ? Ce livre est né du besoin de fuir les nuisances sonores quotidiennes tout autant que l'agitation du monde. Il est né du besoin de soigner une lésion, une déchirure. Le repos phonatoire et le baume tranquille du silence sont apparus comme les remèdes les plus sûrs. Le clos s'est révélé un lieu décisif pour rejoindre «les rangs clairsemés des buveurs de crépuscule».
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| Année | Éditeur | ISBN | Pages | Ville | Occasion | Notice | |
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| 2022 | le Temps qu'il fait | 978-2-86853-684-6 | 112 | Mazères | AbeBooks · Momox |
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