Pourquoi aujourd'hui le nom de Kimbangu nous revient dans la bouche alors que le monde ignore celui qui a fait trembler pendant cinq mois et sept jours, soit 160 jours du 06 avril au 12 septembre 1921, les colons au Congo belge en ressuscitant les morts, en guérissant les malades, en faisant marcher les paralytiques, entendre les sourds et voir les aveugles. Mais aussi, en dévoilant les choses cachées et annonçant celles à venir. N'est-il pas écrit qu'il n'est rien de caché qui ne doive être manifesté, rien de couvert qui ne doive venir au grand jour. De toute façon, le mensonge longtemps répété ne pourra jamais se transformer en vérité. Il peut courir pendant cent ans, mille ans…la vérité le rattrape en un seul jour. L'heure de la vérité a donc sonné. Chassez le naturel, il revient au galop. Et voilà le nom de Kimbangu resurgit. Né le 12 septembre 1887 à Nkamba et mort le 12 octobre 1951 à Lubumbashi en République Démocratique du Congo après 30 ans d'emprisonnement, soit du 12 septembre 1921 au 12 octobre 1951, par les autorités coloniales belges et ce, après avoir été arrêté, jugé et condamné à mort par un tribunal militaire colonial belge, peine commuée en détention à perpétuité par le Roi des Belges, Albert 1er, sans toutefois avoir commis un crime ni un délit, Kimbangu reste un mystère pour la majorité de commun des mortels. Et pourtant, le plus vieux prisonnier d'opinion au monde reste méconnu et le monde ne veut, non plus, le découvrir. Cependant, l'histoire de Kimbangu, à savoir sa vie, son œuvre, son identité et sa mission, gravée dans la mémoire de nos aïeux et transmise au fil du temps des générations en générations ne pouvait disparaître. Plutôt, elle ne demande qu'à être conservée avec des moyens techniques modernes et transmise avec authenticité afin qu'elle soit immortalisée dans la mémoire collective universelle.
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