A la différence de son illustre prédécesseur clunisois Pierre-Paul Prud'hon, Joseph Caraud, même s'il passa l'essentiel de sa vie à Paris, conserva toujours un lien fort avec ses racines. Plus d'un siècle après sa disparition il ne jouit sans doute pas de la même renommée que celle de certains peintres français de sa génération. A contre-courant des mouvements picturaux du xixe siècle, il eut cependant une œuvre conséquente qui si elle bénéficia de jugements d'estime des critiques d'art sans pour autant recueillir leurs louanges, rencontra l'adhésion des acheteurs. C'est une illustration parmi tant d'autres de la différence d'appréciation pouvant exister entre l'avis des experts et le goût du public. A une époque où les moyens de communication et de transport étaient bien différents de ceux de nos jours, ses peintures se sont exposées et vendues de son vivant hors de France, y compris outre-Atlantique. Nombre de peintres de cette époque, dont certains sont un peu oubliés de nos jours, ont fait l'objet d'études. Dans le cas de Joseph Caraud rien de tel. A l'occasion du bicentenaire de sa naissance, il paraissait donc intéressant de sortir de l'oubli ce peintre clunisois dont jusqu'alors nous ne connaissions que quelques bribes de sa vie et de son œuvre, et qui en son temps eut son heure de gloire.
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