Quatre ans après la publication de Nomade je fus de très vieille mémoire, le poète haïtien Anthony Phelps nous ouvre à nouveau les portes de son imaginaire. La première partie du livre nous fait entrer « dans l'amitié tranquille du texte ». En une suite de poèmes ludiques, il réinvente origine et mémoire, formes et couleurs, romances et paroles, arpentant les territoires du rêve en « affranchi de la Liberté ». Dans la seconde partie, écrite « sous encre délirante », son surréalisme caraïbéen cède l'initiative aux mots. En d'incessants vertiges, sa poésie nous délivre « des détresses de la nuit », offrant ce « regard bleu » qui « calme les paysages ». Et j'ai bonheur à entendre la parole de ce magicien des mots, « incorrigible féticheur », se jouer des harmoniques de la langue, avec une science éprouvée du rythme et de la musicalité.
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| Année | Éditeur | ISBN | Pages | Ville | Occasion | Notice | |
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| 2016 | Éditions Bruno Doucey | 978-2-36229-104-3 | 129 | Paris | AbeBooks · Momox |
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