Née à Bafang dans le département du Haut Nkam, région de l'Ouest-Cameroun, Nadine est abandonnée par sa mère à neuf mois. Bercée par l'amour inconditionnel de ses grands-parents, elle va perdre le sourire à l'âge de onze ans à la suite d'un viol. Son bourreau étant un proche de sa famille, elle va tenter une dénonciation qui va se retourner contre elle, car personne n'accordera du crédit à ses dires. Ne pouvant compter sur son grand-père fatigué par le poids de l'âge et face à l'indifférence de son père, Nadine sera alors livrée à toute sorte de prédateurs sexuels. La jeune fille va être régulièrement violée jusqu'à ses seize ans. Solitude, angoisse, rejet, déception et découragement vont meubler son quotidien. Au pic de sa souffrance, elle réussira tout de même à maintenir la tête hors de l'eau. Je m'appelle Victoire met ainsi en exergue l'abandon maternel, l'incompréhension de l'entourage des victimes des abus sexuels (qui se sentent éternellement coupables et sales, alors que leurs bourreaux passent pour d'honnêtes gens au regard de tous), mais aussi et surtout l'espoir, pour les victimes de viol, de retrouver une vie normale et la paix intérieure.
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| Année | Éditeur | ISBN | Pages | Ville | Occasion | Notice | |
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| 2017 | St-Honoré éditions | 978-2-407-00310-5 | 152 | Paris | AbeBooks · Momox |
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