Jang a neuf ans quand son père meurt suite aux mauvais traitements reçus en prison : copiste, il a refusé de dénoncer ceux pour qui il a copié des ouvrages chrétiens, interdits en Corée au XIXe siècle. Il faut dire que cette doctrine entraînait un beau désordre en proclamant l'égalité entre tous les hommes (en Corée, les gens du peuple n'ont alors pas le droit de regarder les nobles dans les yeux...). Recueilli par le libraire pour qui travaillait son père, Jang devient son commis. À onze ans, il découvre qu'il compte aux yeux d'autres personnes : son patron, un papetier, une fillette vendue à une maison de courtisane, un noble qui l'a pris en amitié... Quelques ellipses, contrebalancées par des notes de bas de page très claires. Une magnifique illustration, par un artiste coréen, ajoute au charme et au dépaysement de ce récit - qui possède pourtant quelque chose d'universel dans la manière de dépeindre les sentiments de Jang (toute l'histoire est vue par ses yeux), et par l'arrière-plan qui sous-tend l'histoire (le pouvoir des livres pour s'évader d'un quotidien morose ou faire avancer des idées). Un ton très juste.
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| Année | Éditeur | ISBN | Pages | Ville | Occasion | Notice | |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 2014 | Bayard jeunesse | 978-2-7470-3934-5 | 172 | Montrouge | AbeBooks · Momox |
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