Le monde appartient à ceux qui se lèvent tôt, dit-on. Ne serait-ce pas plutôt à ceux qui le regardent et à ceux qui l'écoutent ? À ceux qui n'ont de cesse de partir l'explorer, jusque dans ses moindres recoins ? À travers les grillages, les feuillages, les trous de serrure ou les trous de souris, les lézardes d'un mur, les planches vermoulues de quelque palissade, dans un rayon de lune, les fissures de la glace, l'embrasure d'une porte, les anfractuosités d'un cœur ou d'un rocher, sous la couche d'un vernis qui s'écaille ou l'écorce d'un arbre, entre les brins d'herbe ou les crins d'un cheval, la vie et la mort jouent un drôle de spectacle dont il faut (se) rendre compte. Pour évoquer ces scènes primordiales, l'auteur a choisi le haïku, ce minuscule poème de 17 syllabes aux rouages délicats et à la densité folle. À la fois loupe et miroir, il nous montre le monde pour mieux nous parler… de nous.
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| Année | Éditeur | ISBN | Pages | Ville | Occasion | Notice | |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 2020 | Frédéric Jobastre | 9798550507209 | 165 | [Thouars] | AbeBooks · Momox · |
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