« Immatériel, c'est ce qui se compose pour se défaire aussitôt, ce qui reste d'une émotion après la disparition de l'objet. La pièce fait se croiser deux tableaux : Paysage sous surveillance, de Heiner Müller, et Ville de chiens, de Fiston Nazer Mwanza Mujila. Deux fresques accrochées en fond de scène à travers lesquelles une troupe d'acteurs cherche à décortiquer les détails ressemblants pour s'inventer une autre fable empruntée à Médée, poème enragé, de Jean-René Lemoine. Mais très vite cette crise du théâtre, qui peine à trouver son identité, devient la crise de nerfs des acteurs, qui se sentent perdus dans le gigotement de la narration, pour finir par se raconter eux-mêmes. Ne reste plus de la fable que son évanescence à travers le corps des acteurs. Alors ces derniers finissent par découvrir que, au théâtre, la matière elle-même n'est qu'immatérielle. » Dieudonné Niangouna.
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