# Imaginaire de l'insolite et problématique identitaire dans les lettres belges francophones : un nouveau fantastique ?

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- **Auteur** : [Bacary Sarr](https://superlivre.fr/auteur/bacary-sarr-cb180535294)
- **Première parution** : 2021
- **Langue** : français
- **Genres** : [Littérature fantastique belge de langue française](https://superlivre.fr/genre/litterature-fantastique-belge-de-langue-francaise-cb12032151q)
- **Éditions recensées** : 1 (2021–2021)

## Résumé

On a coutume, lorsqu'il est question de littérature fantastique en Belgique francophone, d'avoir aussitôt à l'esprit les noms de Jean Ray, de Thomas Owen, de Franz Hellens, de Marcel Thiry, de Gaston Compère ou de Michel de Ghelderode. Tous ces écrivains ont, en effet, exploré le domaine, au point de faire considérer le fantastique comme un des traits spécifiques de la littérature belge. Des peintres comme Paul Delvaux et René Magritte ont, eux aussi, mais selon d'autres voies, donné à voir une forme de fantastique : leur "réalisme magique" éclaire ainsi le réel de façon éminemment poétique et transfigure le quotidien. Dans les années de crise d'identité des lettres belges d'après-guerre, un certain nombre de fictions romanesques semblent encore avoir développé d'autres modalités du fantastique, entendu, cette fois, comme la modification insoupçonnée de la réalité banale. Dans ces écrits, les protagonistes ne sont pas traversés par un souffle magique, mais leur subjectivité est très particulière, puisque le monde ne prend sens qu'à travers une perception singulière qui défait inlassablement les illusions du réel. Un profond sentiment d'exil intérieur s'écrit alors dans l'expérience de l'étrangeté au monde et à soi. Au coeur de la conscience des personnages se lit la difficulté d'un enracinement, lié sans doute au malaise culturel de ce moment de bascule où les auteurs belges veulent s'assumer comme périphériques par rapport aux instances parisiennes. Périphériques, mais dotés d'une spécificité brandie comme un étendard : la belgitude. Dans les marges et, dans le même temps, dans un espace littéraire qu'ils voudraient autonome. Le présent essai interroge comment Pierre Mertens, Dominique Rolin, Guy Vaes, Jean Muno et Jacqueline Harpman ont, dans des textes plus énigmatiques qu'on ne le pensait, des textes marqués par la blessure identitaire, inventé des mondes d'une inquiétante étrangeté qui semblent se situer à la lisière du fantastique

## Éditions

| Année | Éditeur | Ville | Pages | ISBN |
|---|---|---|---|---|
| 2021 | [Presses universitaires de Liège](https://superlivre.fr/editeur/presses-universitaires-de-liege) | Liège |  | 2875622838, 9782875622839 |
