L'histoire universelle serait obsolète, eurocentrique et dépassée ; l'avenir serait à l'histoire globale. Hervé Inglebert s'attaque à cette thèse pour la juger trop réductrice : l'histoire globale ne concerne qu'une période limitée et une thématique particulière de l'histoire de l'humanité, qui sous-estime notamment les apports germaniques et les productions chinoises. Elle représente certes un apport original en termes de perspectives, de méthodes et de connaissances, mais elle n'est pas forcément un stade nouveau de la pensée de l'histoire du monde. À chaque génération, le poids du présent est particulièrement sensible, et il en est de même aujourd'hui dans le champ de l'histoire globale. Ces travaux, fussent-ils « à la pointe de la recherche », sont par essence datés. Il faut donc historiciser les historiens d'aujourd'hui.
Sujets :Histoire globale · Historiographie
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