Voilà un paradoxe, pensera-t-on, l'idée de déracinement douloureux pour un peuple nomade. Cependant ces visages de la route, reliés à leur tradition ancestrale, trouvent leurs racines dans un déplacement libre et incessant ; toujours sur le départ et éminemment présents. Or, tout concourt ici à les faire rompre avec eux-mêmes et la perte semble irrémédiable. S'il faut un point de rupture, d'accord, tu prends les devants. Mais tu cherches l'alternative : aux mécanismes sociaux, politiques, médiatiques, tu préfèreras le chemin poétique, c'est-à-dire spirituel. C'est dans cette opposition - rejoindre ceux qu'on veut me voir fuir - que tu accueilles en toi un jour nouveau. « Quelque chose passe, souffle, crie. » La poésie vient mettre à jour et dépasser toutes les contradictions ; dans la poésie se produit l'impensable. « Elle foule mon récit et se tord comme une tige / je t'attendais petite / elle m'ouvre en grand la porte […] son territoire est intuitif. »
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| Année | Éditeur | ISBN | Pages | Ville | Occasion | Notice | |
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| 2015 | les Venterniers | 979-10-92752-08-3 | 22 | Saint-Omer | AbeBooks · Momox · |
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