Dans « French Cancan » Renoir renoue avec le monde de son enfance : le Montmartre de la Belle Époque. Il y célèbre les jalons de la culture nationale populaire : le cancan, le café-concert, la « joie de vivre » et permet les retrouvailles avec Gabin après le succès de « La Grande Illusion ». Certes, Renoir est en quête de beauté et de plaisir, filmant la danse et la chanson, jouant sur les couleurs et les décors qui reconstituent le Paris 1900 mais souligne également l'arrière-plan du spectacle. On remarque, sous l'harmonie apparente, la persistance des différences sociales et une image teintée de noirceur de la société de la fin du XIXe siècle, dans laquelle la culture s'industrialise progressivement. L'ouvrage étudie en particulier la mise en scène du film. Si la caméra reste souvent statique, c'est pour mieux saisir la profusion de mouvements des acteurs et offrir des cadrages influencés par la peinture.
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