Liévin, 27 décembre 1974, 42 morts. L une des catastrophes minières les plus meurtrières de l après-guerre vient de se produire, l une des dernières aussi. Marion Fontaine saisit cet instant où le mythe ouvrier, autant que la classe ouvrière perdent de leur évidence. Les vieux mythes du mineur-martyr et de la mine infernale ressurgissent. L événement n est pas seulement ce rappel au XIXe siècle, il porte la trace des « années 68 » finissantes ; il donne lieu à des mobilisations d un nouveau type. Entrent en scène de nouvelles figures appelées à un bel avenir : celles de la victime ou du « petit juge » luttant contre les élites minières. La catastrophe s inscrit dans ce moment de basculement, entre la fin des « Trente Glorieuses » et l entrée dans la « crise ». Pour cerner quelques aspects de ce basculement, l auteur interroge sous l angle de l histoire sociale et politique le processus de désindustrialisation ; elle tente de percer à jour cet instant où le mythe ouvrier, autant que la classe ouvrière perdent de leur évidence et où la société industrielle, dans les faits et dans les images qui s y attachent, amorce une mutation sans précédent. " Nouvelles formes de mobilisation autour des questions ouvrières " Commémoration de la catastrophe à l automne 2014 " Sur le processus de désindustrialisati
Sujets :Catastrophe de Liévin (1974) · Mineurs (ouvriers)
Lieu :France
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