Faire carrière dans le punk a-t-il un sens aujourd'hui – pour autant que cette idée ait pu en avoir un au cours du demi-siècle écoulé ? Pourquoi le rapport au travail artistique est-il devenu clivant en matière d'authenticité punk au point de contraindre les acteurs de la scène DIY (« Do It Yourself ») à ne se définir que par opposition aux catégories artistiques et professionnelles, à n'occuper constamment que des positions d'artistes – non-artistes et de travailleurs artistiques – non-travailleurs, de tenir à distance l'émotion musicale même, sous peine de perdre l'accréditation punk de la scène DIY ? En contrepoint de cette posture, le régime de radicalité qui organise le logiciel punk de la scène DIY valorise l'« intelligence punk », celle du métier appris sur le tas, de la débrouille, de la capacité à développer des réseaux autosuffisants, de la possibilité de faire seul ou ensemble, mais pas forcément contre. C'est le décryptage de cette scène complexe que cet ouvrage entreprend, en considérant que la scène punk DIY est à la fois une scène punk à part entière et une scène punk entièrement à part.
Sujets :Do it yourself (mouvement punk) · Punk (mouvement) · Sociologie
Lieu :France
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