L'euthanasie est un progrès social. Ce discours, répété depuis des années, est souvent présenté comme une évidence. Considérée comme un nouveau droit, la mort provoquée est défendue par une partie importante de la gauche. Loin d'être un progrès, l'euthanasie ne serait-elle pas plutôt une régression ? Avatar du libéralisme et de la mentalité capitaliste, la mort provoquée vient percuter de plein fouet nos valeurs communes. Pour Isabelle Marin et Sara Piazza, elle ne rendra pas plus digne celui qui demande à mourir, mais au contraire le confortera dans l'idée que son existence est négligeable, en l'assujettissant à des injonctions sociales et économiques rapportant la dignité des personnes à leurs performances et leur utilité pour la société. Pour elles, il est temps que les forces de gauche arrêtent de se fourvoyer dans ce combat qui leur est contraire pour renouer, enfin, avec un idéal humaniste et social.µ Isabelle Marin, médecin de soins palliatifs et Sara Piazza, psychologue clinicienne, explorent dans cet essai vif et percutant tout ce qui illustre la dimension libérale du projet euthanasique. À la lumière de leurs convictions, mais aussi de leur grande expérience de praticiennes en Seine-Saint-Denis, elles nous interrogent de manière claire : quel projet voulons-nous collectivement porter pour les plus vulnérables ?
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| Année | Éditeur | ISBN | Pages | Ville | Occasion | Notice | |
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| 2023 | Feed back éditions | 978-2-492359-16-3 | 74 | Paris | AbeBooks · Momox |
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