« Il ouvrit les miroirs légers de sa jeunesse » J'avais été frappé, dès les premiers mots, par le délié du geste qui engageait le récit. C'était le ton, la facilité, c'était l'aisance heureuse et presque la lumière du vers d'Éluard. Une musique à venir se cherchait encore, mais un rythme était déjà trouvé qui, malgré quelques hésitations à peine sensibles, semblait comme libéré de toute pesanteur. Ce livre n'est pas seulement le récit d'une évasion. Né du silence, un silence de plus de vingt ans, il est fondé sur une écoute… qui reconduit parfois au-delà des mots entendus. Une écriture de la mémoire, traversant les questions de toujours – le temps, la mort, le divin, les pouvoirs de la voix – réinvente les lieux et retrouve les faits d'une histoire oubliée, retrace les traits d'une figure perdue, recompose le climat d'une vie tout entière, placée, comme l'évasion elle-même selon un éclairage qui demeure, sous le signe de la germination printanière.
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| Année | Éditeur | ISBN | Pages | Ville | Occasion | Notice | |
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| 2019 | Terres du couchant | 978-2-9561010-4-8 | 259 | [Chazé-sur-Argos] | AbeBooks · Momox |
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