Dans un clair-obscur chatoyant semé de zébrures aveuglantes d'évidence, Philippe Di Meo retourne et détourne avec une rare sensualité le langage reçu en partage. Car la poésie est bien évidemment toujours un dire autrement. Le réel s'en trouve ainsi appréhendé au plus près de la sensation procurée. C'est que visant à une authenticité, il fait en sorte que sa langue constamment en mouvement ne se fige jamais en stéréotypes délétères. Aussi, souvent suspendu, le sens est-il donné par suggestions, allusions, in absentia ou autres rebonds. Pour y atteindre le poète se prévaut de l'aura d'une discontinuité narrative incessante amendée par une continuité symbolique soutenue. À l'occasion, pour pallier l'insuffisance des ressources lexicales, le poète inclut des signes graphiques et même de petits dessins dans certaines pièces poétiques parées du même coup d'une spatialité picturale. L'euphonie des allitérations et autres assonances verbales concourt alors à camper la composition totale recherchée.
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| Année | Éditeur | ISBN | Pages | Ville | Occasion | Notice | |
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| 2024 | Bruno Guattari éditeur | 978-2-492713-28-6 | 107 | Tour-en-Sologne | AbeBooks · Momox |
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