« Nous étions à l'Étude, quand le Proviseur entra, suivi d'un nouveau habillé en bourgeois et d'un garçon de classe qui portait un grand pupitre. Ceux qui dormaient se réveillèrent et chacun se leva comme surpris dans son travail. » C'est par ces lignes que Gustave Flaubert commence son chef d'oeuvre « Madame Bovary ». Mais nous sommes en 2020.... Et Emma a changé... Ce roman est donc une modeste réécriture du chef-d'oeuvre de Flaubert. Que j'espère néanmoins plus aboutie que la réécriture cinématographique « Gemma Bovary ». Qui débute ainsi :Asseyez-vous, Emma. Quel est votre nom, demanda le professeur. Emma bredouilla « Emmabovari ». Je n'ai pas compris dit le professeur, au milieu d'un beau vacarme. Emma Bovari. Répéta-t-elle lentement, en détachant les syllabes, mais presqu'en chuchotant. Bovary avec un « y » ? Comme chez Flaubert que nous étudions en ce moment, demanda le professeur, surpris et admiratif ? Non avec un « i », Monsieur, Bovari. Pour s'achever, comme suit : Rodolphe mourut quelques semaines plus tard. Personne ne sut dire si c'était un virus qui venait d'atteindre Singapour, ou le chagrin, qui l'avaient anéanti. Ou si un cocktail régulier de Dry Martini et de médicaments divers et variés l'avait entraîné au sort qu'il avait choisi, en frissonnant, en s'endormant. Un grand trou rouge au côté gauche. Les vomissements, et un peu de sang au coin des lèvres, privilégiaient la dernière hypothèse. Peut-être des convulsions.
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