Les révolutions industrielles ont ceci de particulier qu'elles s'accompagnent d'un éloge de la technique et, simultanément, d'un sursaut de l'être cherchant obstinément à échapper à sa propre mécanisation en contemplant la vie végétale et animale qui l'entoure. La rationalisation du monde, la réduction du réel à une suite d'algorithmes bute ainsi sur un mystère, celui de la transmission de la vie. De ce point de vue, le XXIe siècle commençant est partagé entre une forte aimantation vers la numérisation et une fascination pour la nature sauvage. Cette schizoïdie de l'homme moderne comporte un précédent fameux, qu'il n'est pas inutile de rappeler : celui qui opposa au XIXe siècle les tenants du machinisme à ceux du vitalisme. À la fin du XVIIIe siècle, l'analyse chimique triomphe. Par réaction, le début du XIXe siècle voit l'essor d'une pensée biologique plaçant la vie au-delà de tout processus physico-chimique. Or le machinisme a enfanté le technicisme et le vitalisme, l'environnementalisme. Ceci explique l'intérêt de se pencher sur les origines de cette controverse engloutie opposant les derniers hommes des Lumières aux premiers romantiques.
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| Année | Éditeur | ISBN | Pages | Ville | Occasion | Notice | |
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| 2023 | Presses universitaires Rhin & Danube | 978-2-493323-44-6 | 55 | Huningue | AbeBooks · Momox |
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