D'un film à l'autre, il est vrai que j'utilise souvent les mêmes images, pour faire rappel, créer un univers, donner à voir que mon travail constitue fondamentalement une seule oeuvre. Je peux aussi comme ici, approfondir une procédure employée bien plus tôt, en l'occurrence dans Un film brûlé (1984). J'avais déchiré et décalé les images les unes par rapport aux autres (créant ainsi une longue fissure) que je n'avais alors pas pu faire tirer, le film se limitant depuis à une bande-son. Ici, il s'agit de créer de toutes les manières possibles des trous et des ellipses d'images puis de recoudre sur un mode esthétique ces vues entre elles dans une joyeuse apocalypse de fin de siècle, de positifs, négatifs, 16 mm, Super-8, 8 mm, noir et blanc, couleur, rehaussée, déteint, mais toujours du found footage... (source : LightCone)
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