journal inouï d'Aix, nouvelle
En déambulant dans les rues d'Aix, une ville provençale à l'architecture XVIIIe siècle, le narrateur entre dans les hôtels particuliers qui en jalonnent les rues et fait la rencontre surprenante des personnages qui ont pris part à l'histoire récente – ou moins récente – des lieux, comme Pétrarque et René Char, Goethe, mais aussi Cézanne et Zola, ainsi que Picasso, Darius Milhaud ou Giuseppe Tartini. Au travers du miroir, qui multiplie son image et voit dans le temps, il entreprend avec eux des dialogues empreints de poésie et de nostalgie. Lors de ses pérégrinations urbaines, il tombe un jour sur une toile qui le subjugue, un tableau représentant Pauline de Bruny (1767-1850), fille du président du Parlement, et tombe amoureux de son image. Dans une ode aux bâtiments de la belle ville d'Aix, Ernesto Pérez Zúñiga livre un récit riche et onirique des émotions qu'il éprouve en arpentant ses rues et ses hôtels particuliers. Dans une ville où tout ramène à l'eau des fontaines, il immerge son lecteur dans l'émotion des sens. « Ce n'est pas de l'eau, Pauline, c'est de la poésie. La poésie parle par la bouche de la fontaine, et sur ces lèvres que tu pourrais m'offrir. »
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