Au Vietnam il y avait des Vietnamiens de culture française. Ils n'étaient pas forcément favorables à la colonisation, bien au contraire. Mais ils aimaient la langue française et le pays qui lui a donné naissance. Ils savaient réciter Ô temps, suspends ton vol... car ils avaient l'âme romantique. Bien que mes poètes soient plutôt Apollinaire et La Fontaine, j'aurais pu être des leurs. Mais la course du monde en a décidé autrement. Cette race d'hommes n'existe plus, balayée par les vents de l'Histoire. Des Vietnamiens qui ont maîtrisé la culture française, il y eut de très grands noms. Évidemment je ne saurai leur être comparé. J'ai des admirations. Mon héros est Nguyn An Ninh le plus décidément nationaliste, probablement le plus français aussi, étudiant surdoué à Paris. Mort au bagne de Poulo Condor, empoisonné dit-on. Le récit qui suit est un reflet intime de l'aventure de mes semblables. Les événements que j'ai vécus, en réalité ou en imagination, donnent une vision, par un trou de la serrure, du court chemin que Français et Vietnamiens ont fait ensemble.
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| Année | Éditeur | ISBN | Pages | Ville | Occasion | Notice | |
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| 2023 | Isidore Conseil | 978-2-492391-04-0 | 124 | Paris | AbeBooks · Momox |
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