approche géopolitique et sociologique d'un désastre inédit
Le 11 mars 2011, à 14 h 46, le plus puissant séisme de l'histoire du Japon se déclenche au large de la région du Tôhoku. Il cause un tsunami dévastateur, tuant plus de 22000 personnes et détruisant un nombre incalculable d'infrastructures. Quelques jours plus tard, une série d'explosions à la centrale de Fukushima Daiichi plonge le Japon dans sa plus grande catastrophe nucléaire depuis 1945. Cette triple catastrophe, souvent réduite à la seule mention de «Fukushima» par les médias occidentaux, a laissé de profondes traces au sein de la société japonaise. Qu'il s'agisse de la côte du Sanriku, la plus gravement touchée par le tsunami, ou des zones contaminées par la radioactivité en préfecture de Fukushima, les politiques de gestion de la catastrophe fondées sur le paradigme de la «résilience» et sur «l'ignorance organisée» ont eu de graves conséquences sociales. En 2011, tout est à reconstruire : les infrastructures, mais aussi les individus et les communautés.
Sujets :Société · Séisme et tsunami du Tōhoku (2011)
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