Primo Levi, Georges Perec, Samuel Beckett
En mettant en parallèle témoignages des camps et œuvres de fiction, cet ouvrage interroge les représentations du corps et offre une réflexion sur l'écriture des traumatismes de la Shoah et de l'épreuve de l'enfermement. Confusion identitaire et déshumanisation bousculent et mettent en doute l'individu, doute qui s'inscrit dans le langage même et laisse place à une langue de l'urgence et du désastre. Peut-on trouver les symboles, les images, pour faire comprendre le basculement entre l'humain et l'inhumain et mettre en mots ce qui semble inimaginable, quand les mots, justement, ne semblent plus faire sens ou suffire ? La littérature devient terrain fécond, de contournements et d'engendrement, pour dire le corps – corps anéanti, transformé, corps palimpseste – et, par et au-delà de l'expérience concentrationnaire, dire l'humain et ses métamorphoses. Docteur en Littérature générale et comparée, Béatrice Munaro est depuis 2019 médiatrice pédagogique au Mémorial de la Shoah.
Sujets :Corps humain · Dans la littérature · Shoah
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