Dans la société traditionnelle, l'écriture arrive au bon moment, puisque l'Afrique subit une nouvelle mutation, au risque de perdre ses traditions. Elle est en train d'assimiler la culture occidentale. Le danger d'une uniformité culturelle pousse l'Africain à se saisir de l'écriture comme instrument-sauveur pour la conservation de ses traditions. Par ailleurs, celle-ci lui donne l'accès au monde moderne. L'Africain n'a pas d'autre choix que celui imposé par le cours de son Histoire. Son destin lui échappe. Il doit sauver au maximum, et vite, ses biens ancestraux. Le temps presse. Il n'a pas d'autre alternative. Demeurer dans son ancien système l'entrainerait à disparaître. L'hégémonie de la civilisation de la civilisation l'engloutirait. Il aurait le même sort que celui de l'indien. S'engager entièrement dans le débat du modernisme l'obligerait également à abandonner ses valeurs millénaires. Dans les deux cas, il prépare sa propre mort. La seule issue qui lui jette un radeau salutaire, c'est l'écriture. Elle lui permet à la fois de conserver ses traditions, même « de dette vie à demi morte » comme dit Mouloud Mammeri, et d'entrer dans le nouveau monde de la technicité.
Recherche préremplie — titre et auteur, toutes éditions confondues — chez 8 marchands d’occasion et sites de petites annonces.
| Année | Éditeur | ISBN | Pages | Ville | Occasion | Notice | |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 2019 | la Fabrique des mots | 978-2-9552037-4-3 | 115 | Grande-Synthe | AbeBooks · Momox |
Beaucoup d’éditions sont épuisées — soyez prévenu par email quand une offre d’occasion réapparaît, au prix qui vous convient.
Votre adresse sert uniquement à vous prévenir pour ce livre : une confirmation vous sera demandée par email, et chaque message contient un lien de désinscription en un clic. Aucune revente, aucune lettre d’information.
| BNF → |