« Cette fois, c'est la révolution pour de vrai » : tels furent les premiers mots prononcés publiquement par Fidel Castro à Santiago de Cuba, après la fuite du général Fulgencio Batista. Le nouveau leader entendait faire table rase du passé, et s'employa d'emblée à produire une idéologie et à refondre le droit. Soulignant l'inachèvement du projet national, son gouvernement put compter sur des appuis aux motifs divergents. Il composa avec des logiques d'action concurrentes : épurations, démonstrations de force, stratégies traditionnelles de captation de prébendes, mobilisations étudiante et syndicale, activisme catholique-réformiste, initiatives citoyennes, mais aussi repli sur la sphère privée… C'est ainsi que, peu à peu, dans un contexte de guerre froide, se constituèrent les règles et se dessinèrent les stratégies individuelles qui fournirent un ancrage à une nouvelle forme de vie en commun. Cette enquête portant sur la période 1952-1989 associe des approches philosophique, sociologique et anthropologique pour situer le régime castriste par rapport au nationalisme cubain, aux populismes latino-américains et aux expériences totalitaires du XXe siècle.
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| Année | Éditeur | ISBN | Pages | Ville | Occasion | Notice | |
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| 2016 | Vendemiaire | 978-2-36358-199-0 | 443 | Paris | AbeBooks · Momox |
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