Le peintre Otto Vaenius (Leyde 1556 ? Bruxelles 1629) n'a longtemps été connu que comme le maître de Rubens. Depuis quelques décennies, le regain des études emblématiques a remis à l'honneur ses recueils à succès : Emblemata Horatiana, Amorum Emblemata et Amoris Divini Emblemata. Mais certains de ses ouvrages plus confidentiels restent encore largement méconnus. Tel est le cas des Physicae et theologicae conclusiones (1621), un petit opuscule d'une vingtaine de pages publié dans des circonstances mystérieuses, qui se propose rien moins que de résoudre par des notes et des figures le problème de la prédestination et du libre arbitre un sujet alors brûlant, qui a d'ailleurs valu à l'auteur des problèmes avec l'Inquisition. Mais l'intérêt de l'opuscule va bien au-delà de l'enjeu théologique : par l'invention d'un langage visuel inédit et déroutant (à mi-chemin entre le géométrique et le figuratif, entre le diagramme et l'emblème), ainsi que par plusieurs chapitres explicitement consacrés aux pouvoirs des images et de l'imagination, l'ouvrage offre une étonnante clé de lecture à l'ensemble de l'œuvre de Vaenius, et constitue en même temps un témoignage frappant de la créativité d'une époque en pleine mutation épistémologique
Genres :Illustrations · Ouvrages avant 1800
Sujets :Critique et interprétation · Libre arbitre · Prédestination · Théologie dogmatique
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